17 juillet 2019

Le chantier de Juillet 2019 - Centre Médical de Santé La Courneuve

LE « DISPENSAIRE » NOUVELLE GÉNÉRATION




Inauguré en octobre dernier, le Centre Municipal de Santé Salvador Allende à La Courneuve (93) révèle un bâtiment à peaux multiples fait d’aluminium et de façades vitrées et sérigraphiées. Une opération d’envergure participant activement au grand projet de requalification de l’espace public mené par la ville.




C’est à l’angle du Mail de l’Egalité, zone piétonne reliant l’Hôtel de 
Ville au nouveau pôle administratif Mecano que ce centre municipal de santé est érigé sur 3 niveaux tandis qu’un restaurant parachève le bâtiment en R+4. Au total, près de 3 500 m2 pour cette opération toute de métal vêtue pensée pour offrir un esthétisme très contemporain avec pourtant, une vocation d’un autre temps. « L’idée était ici de créer un bâtiment qui recadre avec la fonction d’un dispensaire d’antan », commente ainsi Bernard Valero (Valero Gadan Architectes).

Dès le départ, en effet, ce centre de santé, se voulait polyvalent en regroupant tous les attendus des patients avec tant des services de médecine générale que spécialisés. « Une véritable vocation sociale », selon l’architecte en charge du projet qui a eu à coeur de mettre en oeuvre un programme de grande qualité à destination des personnes les plus démunies.








 







UNE DOUBLE ORIENTATION GÉOGRAPHIQU
E

Il aura fallu un an et demi de travaux pour faire sortir de terre le Centre Salvador Allende conçu sur une parcelle triangulaire en pointe et devant dès lors s’implanter dans les limites de sa double orientation et en fonction de sa situation géographique. Bernard Valero explique les différentes contraintes :

« La proximité de l’A86 et des voies ferrées du RER B imposaient d’emblée un traitement acoustique très important d’un côté tandis que de l’autre, plein sud, c’est toute la luminosité qui se devait de faire l’objet d’une attention très particulière afin de garantir aux futurs usagers des conditions climatiques optimums. »

De même, les différentes spécialités proposées par le bâtiment ont dû être prises en compte dans le choix des procédés constructifs. On trouve alors différents types de façade avec tantôt de grandes surfaces vitrées, et tantôt de l’opacité.









DES PROFILÉS SIGNÉS SEPALUMIC

Pour cette opération, l’architecte souhaitait des procédés « discrets et simples. » C’est ainsi qu’il a opté pour le béton et le métal grâce à des profilés Sepalumic, en l’occurrence les murs rideaux W58 et W80. Le premier est ainsi un système de façade aluminium offrant un demi-périmètre de vitrage pouvant aller jusqu’à 7 m quand le second est souvent plébiscité pour la grande liberté qu’il offre tant au niveau des cadres (fixes ou ouvrants) que de la pose et de l’assemblage.

Et finalement, un bâtiment résolument moderne dont l’architecture se veut représenter « l’universalisme du soin », symbolisé ici par la présence graphique du célèbre médecin et homme politique Salvador Allende. « Sur ce projet, j’ai souhaité travailler aux côtés de l’artiste contemporain Jean-Charles Blais qui a dessiné la tête de l’homme à qui ici nous rendons hommage », poursuit Bernard Valero. Un visage sérigraphié sur le verre, côté façade lumineuse, lui conférant alors une véritable application technique en l’opacifiant, et en limitant la pénétration de lumière et de chaleur.é pour le béton et le métal grâce à des profilés Sepalumic, en l’occurrence les murs rideaux W58 et W80. Le premier est ainsi un système de façade aluminium offrant un demi-périmètre de vitrage pouvant aller jusqu’à 7 m quand le second est souvent plébiscité pour la grande liberté qu’il offre tant au niveau des cadres (fixes ou ouvrants) que de la pose et de l’assemblage.

Ou la rencontre de la créativité et de la technicité.